Visite à Sévaré au Mali

par René Obi | Hoch-3 GmbH (commentaires : 0)

Arrivée le 28 octobre à Bamako

Vol RAM sans problème (aller simple)

Arrivée le 28 à Bamako hôtel Rabelais où Martine Latraye* m’attends avec impatience, Martine a été rapatrié à Bamako, manu militari sur ordre de l’ambassade de France, début mars. Elle est rentrée en France et est retournée à Bamako le 15 octobre.

Elle  m’attendait pour remonter à Sévaré avec moi. Mais son ami et remplaçant Duffy (Burkinabé) est venu à Bamako pour la dissuader d’y aller.

Je décide de suivre mon plan et je prends rendez-vous avec le Consulat Suisse.

Je reprends contact avec le Golden Life Hospital

Lundi 29. Discussion sécurité avec le responsable M. Piccioti et Madame Sommer Traoré au consulat suisse

J’explique le pourquoi de ma visite à Sévaré.

  1. Echange d’info avec mes collègues concernant les programmes des groupes pour la chirurgie humanitaire au Burkina, Niger et éventuellement Bamako. Programmes changés partiellement à cause de la menace terroriste. Plus question de faire la route du poisson avec nos voitures.

Mission de Pr Pittet à Ouaga supprimée. Mais nouvelle mission à Ouaga avec la collaboration de Sentinelle. Dr Baillet

Précaution à Ouahigouya, plus de grands groupes de maliens. Quelques individuels seulement. Plus de logement ni cuisine à l’intérieur de Persis. Recherche de logement extérieur. Peur d’infiltrations.

  1. Remettre ma maison louée 100 000 CFA par mois à son propriétaire. Payer le restant et l’eau/ électricité.
  2. Voir quelques malades inscrits et les orienter pour les prochaines missions.

Je ferai entretenir ma petite voiture, la grande restera encore au garage.

Le Consulat me donne 3 jours sur place. Je garderai le contact avec eux par tél. (je suis restée 4 jours sur place.

  1. Je prendrai un gardien pour ces quatre nuits.

 

Départ le mercredi 31 octobre avec une peugeot avec un chauffeur tout réjoui de se rendre enfin dans sa zone d’origine

Panne à la sortie de Ségou à env. 40 km. La voiture surchauffe et crache une fumée toute noire .Après différents avis par tél pas question de repartir ainsi mais elle roule encore.

Nous appelons un garage à Ségou qui viendra nous dépanner. Nous sommes à l’entrée d’un village vers un hangar de réparateurs de motos.

Il arrive après env. 2h et nous retournons à Ségou à son garage. Ils ne peuvent rien  faire de plus il faut attendre le lendemain c’est le turbot qui est défectueux.

La barrière ferme à 18 h au carrefour de Djenné. Interdiction de toute circulation entre les localités la nuit,  dans la zone. Donc nous restons à Ségou et nous repartirons tôt le matin.  Avec une voiture louée au garage (avec chauffeur qui nous amènera à Sévaré au prix fort.) Arrivée sans problème au restaurant Canari ou nous faisons un petit repas et ensuite j’arrive chez moi.

Je suis bien accueillie par Sory puis par les voisins du quartier.

Dans ces 4 jours j’arrive à faire ce qui était prévu,  la maison est déjà relouée à une employée burkinabé de la Minusma,  je peux y habiter jusqu’à mon départ, Trier mes affaires qui seront amenés à l’autre maison. Me rendre au bureau ou quelques malades attendent déjà pour s’inscrire. Il y a beaucoup de malades avec des malformations des pieds et des jambes. Nous établissons des listes pour les différentes missions.  Le jardin d’éveil marche bien, je fais connaissance avec la nouvelle monitrice.

Il accueille 30 enfants tous de Banguétaba et environ.

Le gardien et sa femme me présente leur 3e enfant, Mohamed. Je fais réparer et entretenir la petite voiture. J’apprends qu’une importante ONG française s’intéresse à nous et à notre travail. Nous attendons de voir, cela pourrait créer des emplois, amener des nouvelles actions et projets  pour la protection de l’environnement, et améliorer les conditions des populations dans la région.

Après 4 jours sur place, je retourne à Bamako avec une voiture louée et Bargo  comme chauffeur. (les conditions du consulat demandaient d’éviter les bus locaux, les gares et  les marchés).

 

A Bamako le Golden Life American Hospital.

De retour à Bamako, je reprends contact avec la direction du Golden Life American Hospital. Le nouveau directeur est désolé et consterné de n’avoir pas eu connaissance de mes mails envoyées l’année dernière. L’équipe CHEIRA est toujours intéressée à venir faire une mission à Bamako, car ils voient un peu les difficultés à Ouahigouya (surtout pour les maliens. Le lieu est aussi en zone rouge.

Cette  année il y a encore 2 missions de prévu à Ouahigouya et bonne nouvelles, elles auront lieu.

Nous aurons deux séances de discussions à Golden Life. Je mets le contenu sur un mail et je lui envoie ainsi qu’à CHEIRA. Le responsable m’appelle et confirme par téléphone qu’ils mettront gratuitement une salle d’op et un service de 2 à 3 chambres d’hospitalisation  à disposition. Ce sera leur contribution. Enfin après les fêtes de Maouloud, il confirme par écrit. Donc nous attendons les dates de la part de CHEIRA pour une mission d’une semaine de chirurgie générale et chirurgie de la main dans le courant 2019.

Les soins à la sortie de l’hôpital peuvent être fait au Centre Hirzel quartier yirimadio Dr Moussa Daou si les conditions de sécurité le permettent ou dans un appartement proche de l’hôpital.

 

Au Sénégal

 

Je prévois une semaine de voyage au Sénégal. Je pars avec l’idée d’un petit projet pour le Mali. L’artémisia est une plante médicinale cultivée en Chine pour l’industrie pharmaceutique. Il y a plusieurs espèces. L’artémisia Anua, est celle qui lutte contre le paludisme, L’autre  espèce  artémisia Afra est efficace dans le traitement de la tuberculose en plus du traitement antibiotique spécifique, surtout elle renforce les défenses immunitaires. ( le Coartem est fabriqué avec cette plante) . Au Senegal des tisanes et des comprimés préparés selon les principes de la pharmacopée, sont en vente. Ils sont appelés et considérés comme des compléments alimentaires pour la prévention et le renforcement des défenses immunitaires mais utilisés aussi en dose de traitement du Palu. Mohamed que je rencontre le dernier jour, va aussi chercher et se documenter de son côté.

Nous téléphonons au producteur à Dakar, mais pas de visite possible dans mes dates. Mais nous obtenons le numéro de la maison de l’artémisia à Bamako.

J’irai dès mon retour.

 

La maison de l’artémisia

 

Cette maison est située à Kati. La responsable est une agricultrice indépendante. (Il y a la présence d’une association). Elle a fait plusieurs essais dans son jardin. Elle a produit 9 kg de graines d’artémisia.  Elle est en contact avec l’institut de recherche en agronomie et élevage de Bamako, à Sotuba. Elle nous y amène. D’abord elle nous amène au bureau de la présidente nationale de la Cafo : Bla bla bla rien de plus, mais visite très intéressante à l’Institut de recherche. Ils font des essais de culture avec des techniques astucieuses pour garder l’eau dans les pokets. Puis d’autres essais en milieu humide. Cette plante est extrêmement délicate à cultiver mais si réussi, elle est très productive avec des moyens très simples. Elle a besoin de beaucoup d’eau. Je visite aussi des cultures d’autres plantes, aussi en permaculture. Tout en biologique, très intéressant.

La maison de l’artémisia a pour projet de faire des formations de formateurs pour diffuser la technique aux agriculteurs.  Septembre 2019 ? L’institut  de recherches dit ne pas être tout à fait prêts pour une diffusion large.

Je retourne au Consulat Suisse qui apprécie le projet de venue de chirurgiens suisses à Bamako et ils se disent prêts à nous aider si nécessaire.

Voilà à bamako je prends un billet de retour en Suisse.

 

Conclusions

 

Je suis très contente d’apprendre qu’une ONG internationale importante décide de collaborer avec nous. AVEC peut bien collaborer à plusieurs projets, par exemple les foyers améliorés, la culture de l’artémisia, ou d’autres plantes médicinales, très compatible avec les programmes de reboisement et d’installation pour l’eau (puits irrigations. Etc.

Le solaire aussi, il y a plein de possibilités dans ce domaine.

Quant à moi personnellement, je vais me retirer progressivement d’AVEC, par la force des choses, puisque la région centre est interdite aux blancs, mais aussi parce que je prends de l’âge. Je garde encore tout ce qui concerne les contacts pour les missions  chirurgicales. Les échanges  que nous avons eus avec Sory, et avec les partenaires membres des missions, ont très bien fonctionné pour l’envoi des enfants dans les différents endroits de soin malgré la distance.

Bien sûr je garde l’activité de recherche de fonds ici en Suisse avec le groupe AVEC-Mali-Jura ou je suis déjà fortement engagée.

Bien sûr je reviendrai vous rendre visite, si possible à Sévaré, à Bamako ou ailleurs.

Bonne chance à tous.

Elisabeth Simon

 

Contact : Cheira. Astrid Bergundthal (abergundthal@bluewin.ch)

American Hospital mkonaté@glahospital.com

Consulat  suisse :Madame Sommer-traoré :

 rachel.sommer-traore@eda.admin.ch

Cultivateur d’ Artémisia Dakar :00221 774016320/ 774627023

Maison de l’Artémisia Bamako Mme Coulibaly Fanta Traoré

 :00223 93589163

Institut d’Economie Rurale :I E R Bamako

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